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Cela fait maintenant plusieurs mois que les soubresauts de la crise sanitaire perturbent grandement tant la vie sociale et familiale que l’activité professionnelle. Les collectivités territoriales le savent autant que nous-mêmes.

Et oh combien il devient difficile de maintenir nos liens, tant les rencontres physiques devient compliquées !

Cela tombe bien mal en ces temps où beaucoup de nouveau élus viennent d’arriver aux responsabilités.

Bien mal alors que le monde de la culture va se trouver durablement fragilisé, appelant, au plan local, des réponses fortes et sur-mesure.

Bien mal alors qu’il s’agit d’anticiper sur l’état des finances publiques.

Mais nous sommes là, à votre service, au bout du fil, pour tout conseil.

La visioconférence permet aussi de démêler certaines situations. En cas de besoins, nous étudions comment vous assister en fonction des éléments que vous pouvez nous fournir à distance.

De plus, ne pouvant prévoir les prochaines sessions de formation, nous vous proposons ici quelques résumés de nos sujets habituels de formation. Ce ne sont pas des fiches pratiques, mais une première matière à réflexion :

COMMENT PENSER UNE BIBLIOTHEQUE AUJOURD’HUI ?

COMMENT ÉVALER LES POLITIQUES CULTURELLES ?

QUELLE FORME JURIDIQUE ADOPTER POUR GÉRER LES ÉTABLISSEMENTS CULTURELS ?

COMMENT TRAVAILLER EN « MODE PROJET » AU SEIN D’UNE DIRECTION DE LA CULTURE ?

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AUTRES THÉMATIQUES

Introductions aux formations Culture et Territoires

En partenariat avec Jean-Michel Tobelem/Option Culture

COMMENT PENSER UNE BIBLIOTHEQUE AUJOURD’HUI ?

La lecture publique désigne un domaine accepté depuis longtemps comme un « service public » visant l’accessibilité aux ressources documentaires, la sensibilisation au livre et à la lecture ou encore la lutte contre l’illettrisme.

Sans être les seuls acteurs dans ce domaine, les bibliothèques restent au cœur du dispositif et sont vues comme les outils majeurs d’une politique culturelle. Or, il faut considérer que ces instruments, qu’ils soient associatifs ou publics, furent confrontés ces trois dernières décennies, à une série de changements (voire de bouleversements) qui les a poussés et les pousse toujours à s’adapter aux mutations technologiques, aux évolutions sociétales, aux transformations des modes de consommation culturelle et même aux vicissitudes des modes de vie.

C’est ainsi qu’à une époque où l’on constate partout une baisse généralisée des inscriptions et des lecteurs empruntant des ouvrages, on constate en même temps une hausse des flux (passage en bibliothèque sans emprunt), en tout cas pour ce concerne les structures ayant pu se remettre en question face aux besoins spécifiques des habitants qu’elles desservent.

C’est ainsi que les bibliothèques restent en France les premiers lieux culturels de proximité, devenant aussi, dans beaucoup de territoires, des lieux de rencontres sociales, de sensibilisation aux pratiques culturelles, des relais d’informations culturelles, des lieux de services (pour demandeurs d’emplois, écoliers, lycéens, autoentrepreneurs, etc.), voire des instruments de lutte contre l’isolement et les discriminations ; et cela dans un contexte de reconnaissance des « droits culturels » dans deux lois de la République.

Face à un contexte extrêmement évolutif, ces établissements sont conduits à jouer des rôles allant bien au-delà du simple accès aux ressources documentaires ; des rôles à l’égard desquels les élus locaux peuvent tout-à-fait se prononcer en fonction des situations locales, qu’elles soient éducatives, sociales, culturelles, voire économiques.

Il convient cependant d’observer qu’aux côtés de bibliothèque d’un nouveau type, se maintiennent des bibliothèques toujours imprégnées des principes des années 1980, souvent tenues par des passionnés de lecture prêts à partager leur passion mais qui, sans aide extérieure, ont du mal parfois à appréhender les profondes mutations des pratiques culturelles, des services à rendre en milieu rural suite à la dislocation des services publics et face aux changements de notre rapport à l’information et aux moyens de communication.

Et c’est ainsi que, dans les territoires, lorsqu’il s’agit de penser « réseaux », on est conduit à organiser des objets de nature souvent très différente.

Quoi qu’il en soit, pour fonder une nouvelle bibliothèque ou pour organiser un réseau de lecture publique, il sera une nécessité d’observer au moins deux règles : tenir compte des évolutions profondes des pratiques culturelles et du contexte local et donner à la bibliothèque, dès ses origines, une capacité d’adaptation à son contexte local.

Dans cet esprit, nos formations proposent, en substance, de vous apporter des clés pour identifier les besoins auxquels votre future bibliothèque ou réseau devra répondre pour donner toute son efficacité.

Car avant de penser sous l’angle du standard « bibliothèque », il conviendrait désormais d’analyser précisément l’environnement local et les services qui y sont présents ou non.

Pour illustrer les principes transmis, nos formations en la matière s’appuie sur plusieurs exemples de bibliothèques ayant obtenus des résultats remarquables et se situant pour beaucoup en milieu rural et périurbain.

QUELLE FORME JURIDIQUE ADOPTER POUR GÉRER LES ÉTABLISSEMENTS CULTURELS ?

Du risque des délégations de service public dans le secteur culturel

Dans l’article paru sur le site de The Conversation, intitulé « Confier des lieux culturels à des acteurs privés, une fausse bonne idée ? », nous n’avons fait qu’esquisser deux difficultés posées par les délégations de service public (DSP) dans le champ culturel.

Tout d’abord, il convient d’établir une différence de nature entre un délégataire privé à but lucratif (une entreprise) et un délégataire privé sans but lucratif (une association par exemple), ce dernier cas s’étant très souvent révélé, dans le champ culturel, davantage apte à faire coïncider l’intérêt du délégant et celui du délégataire.

Cette distinction étant établie, il convient de rappeler que le recours à une DSP pour gérer un équipement culturel masque fréquemment l’absence ou la faiblesse d’un projet de politique culturelle dans lequel l’équipement aurait pu (ou dû) s’intégrer en tant que composante essentielle de l’action publique.

Autrement dit, il paraît délicat d’en confier la gestion à un intervenant extérieur, avec certes la volonté d’encadrer son activité par un cahier des charges précis et contraignant. Mais dans ce cas, comment la définition des sujétions de service public peut-elle répondre au mieux à un projet culturel public devant nécessairement être défini au préalable ? Et si ce n’est pas le cas, comment s’assurer de pouvoir inscrire l’équipement ou la manifestation culturelle dans le contexte local, avec toutes ses spécificités ?

Le choix de la DSP risque ainsi d’occasionner une perte d’efficacité de la performance publique dans le domaine culturel, éducatif et social, faute de pouvoir articuler finement les actions de cette composante culturelle avec les autres leviers de la politique publique locale.

Dans ces circonstances, peut-on réellement penser que l’instauration d’une DSP au profit d’une entreprise légitimement préoccupée par le critère de la profitabilité puisse garantir que cette dernière va agir de façon optimale dans le sens d’un développement territorial favorable aux diverses parties prenantes ? Il suffit de constater qu’une vingtaine d’années de DSP de musées mulhousiens à une entreprise privée n’ont pas permis à la ville de Mulhouse de s’imposer comme la destination majeure du patrimoine technique et industriel qu’elle aurait pourtant pu devenir.

Dès lors, il est clair que le passage en DSP ne relève pas à titre principal d’une analyse juridique (alors que les collectivités font souvent appel à des juristes lorsque leur choix en faveur d’une DSP est arrêté), mais bien d’une décision de politique publique, qui doit conduire en dernier ressort au choix le plus pertinent pour l’exécution du service public de la culture, au bénéfice des citoyens.

De même, le recours à des consultants en tourisme et loisir spécialisés dans le domaine des DSP peut ne pas présenter toutes les garanties d’indépendance et d’impartialité que l’on est en droit d’attendre d’un conseil extérieur.

Et cela afin de s’assurer que prévaudront en toutes circonstances la primauté de la mission de l’institution culturelle et le respect des principes qui fondent l’intérêt général.

 

Voir plus sur : https://theconversation.com/debat-confier-des-lieux-culturels-a-des-acteurs-prives-une-fausse-bonne-idee-146136

C’est pour expliciter l’ensemble des enjeux à prendre en compte dans le choix d’un mode de gestion (culturels, mais aussi économiques, managériaux, techniques et juridiques) que nous organisons, à leur demande, un séminaire d’une journée destiné aux élus et aux techniciens des collectivités territoriales.

L’enjeu paraît important, surtout s’agissant des nouveaux élus encore peu familiers des principes qui doivent guider l’action publique dans le domaine des arts et de la culture.

Bien entendu, en cette période particulière, nous pouvons vous aider à distance si par cas il était urgent de défricher la situation particulière de l’un de vos équipements.

TRAVAILLER EN « MODE PROJET » AU SEIN DE L’ADMINISTRATION

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Certaines collectivités, qu’il s’agisse de Départements de Région ou encore de grands EPCI, se demandent depuis quelques années s’il serait possible de s’extraire d’une logique de travail « en silo » pour gagner en efficacité. De quelle efficacité parle-t-on alors ?

Le monde bouge. En réalité tout bouge et les agents le savent bien. Les pratiques culturelles, les formats de la création artistique, les territoires qui se reconfigurent et agissent différemment, les acteurs de terrain dont la nature évolue, leurs actions qui s’adaptent à l’environnement social, tout cela progresse et se remodèle. C’est l’institution elle-même qui se cherche de nouvelles vocations, au grès de la recomposition du paysage institutionnel et des sensibilités politiques.

Mais l’institution peine à se structurer aussi vite que n’évolue le contexte dans lequel elle agit. Les techniciens de la culture font face à des situations de terrain auxquels ils cherchent à répondre le plus justement possible. Des opportunités, des projets pertinents, des créations remarquables, des accidents parfois et des difficultés à contourner. Les techniciens de la culture sont des agents engagés, mais souvent enfermés dans un organigramme ne facilitant pas l’adaptation.

Comment offrir une réponse appropriée devant une situation inédite lorsqu’on se trouve en charge d’un segment seulement de l’action publique ? Autrement dit, comment se sentir être un bon partenaire du terrain dans un fonctionnement aussi sectorisé que celui de la culture ?  Nous parlons bien de cette manière de se répartir les compétences professionnelles en fonction des domaines de la production culturelle et non en fonction de la nature des résultats que l’on attend dans une société.

C’est pour se départir de ce décalage parfois frappant que les services de certaines collectivités ont suggéré une autre approche, une autre manière de travailler. Il a parfois été possible d’expérimenter de nouvelles procédures, mais aussi de nouvelles postures professionnelles et même hiérarchiques. Mais qu’il est difficile souvent de faire abstraction des normes imposées par la fonction publique, quand ce n’est pas au plan politique que coince la réforme des méthodes.

Car travailler en empruntant des chemins transversaux, c’est aller nécessairement au-delà des standards. C’est aller au contraire au-devant de solutions encore inédites. Or, sans une intégration parfaite de la pensée politique et du politique lui-même dans la démarche d’exploration, on a tôt fait de ne plus tout-à-fait parler le même langage.

Être unanime sur le besoin de changement au sein d’une direction de la culture, se donner les moyens d’explorer ensemble des solutions de méthode, trouver les arguments pour faire accepter le changement, lever les doutes sur la faisabilité hiérarchique, trouver un objet d’expérimentation, s’assurer de l’appropriation de la démarche par le politique, trouver l’axe réglementaire pour composer avec les « dispositifs » existant, voici ce qui vous attends, a minima.

La transversalité est séduisante. Mais si vous souhaitez vous emparer collectivement d’une méthode de travail consacrant « l’objet » et non pas l’un des secteurs duquel il dépend, alors il vous faudra bâtir un édifice en commençant par bien étudier les fondations.

Nous pensons qu’il n’existe pas de solution toutes faite. Nous ne vous parlerons même pas du « design de service ». Nous vous ferons grâce d’une formation « post-it ». Non, nous vous proposons juste deux choses :

Vous écouter pour comprendre comment s’organise le travail au sein de votre direction de la culture ;

Puis vous décrire, en la problématisant, l’une des expériences que nous avons récemment accompagnées ; beaucoup d’enseignements en ont émergés desquels on peut comprendre quels sont les facteurs facilitateurs et quels sont les écueils de la démarche.

De cette manière, et en confrontant les deux situations, nous chercherons à poser les « bonnes » questions ; les réponses s’y trouvent peut-être.

 

À VENIR BIENTOT SUR CE SITE

Agence politique culturelle Culture et territoire

AUTRES THEMES DE FORMATION A DISTANCE OU D’INTERVENTION :

  • Organiser la coopération et les partenariats dans le secteur culturel
  • Construire la relation entre élu(e) à la culture, direction de la culture, responsables d’établissements
  • Associer les citoyens à la définition de la politique culturelle et aux activités des équipements culturels.
  • Penser l’articulation des politiques publiques de l’éducation, de l’urbanisme, du social et de la culture.
  • Que penser de la gratuité dans le secteur culturel ?
  • Comment définir une politique tarifaire ?
  • Décrypter les besoins de la société en matière d’enseignements artistiques pour adapter l’offre et gérer les conservatoires et les écoles de musique, de théâtre, de danse, de cirque.
  • Dynamiser son musée ; l’inscrire dans une politique du patrimoine.
  • Les enquêtes de public : comment procéder en fonction de ses moyens (même modestes) ?
  • Quel marketing pour les institutions culturelles ?
  • Comment mobiliser le bénévolat et comment travailler avec des citoyens engagés ?
  • L’aménagement culturel du territoire : quel sens lui donner ; comment procéder ?
  • Qu’est-ce qu’un équipement structurant ? Comment l’inscrire dans un projet de développer territorial ?
  • Assurer la convergence entre tourisme et culture… avec réalisme et pragmatisme.
  • Ancrage territorial des grands équipements culturels et de loisir ; tour d’horizon d’exemples frappants.
  • Développer et diversifier les publics de la culture ; par quel bout prendre le sujet ?
  • Rédiger le projet d’orientation stratégique d’un équipement culturel
  • Lever des fonds au profit des équipements culturels